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Cryothérapie : Des gérants condamnés à payer 10 000€

Après les conflits autour de l’utilisation du terme « massage », puis la pratique contestée de la lumière pulsée par des non-médecins, c’est au tour de la cryothérapie d’être dans le viseur de l’Ordre des médecins. Les gérants d’un centre de cryothérapie de Nancy viennent d’être condamnés (18 juillet 2018) à payer 10 000 euros pour pratique illégale de la médecine et de la masso-kinésithérapie.
 
cryothérapie corps entier - mincir par le froid
Cryothérapie corps entier - Première condamnation de gérants
 
Il ne fait pas bon froisser l’Ordre des médecins… Les professionnels du bien-être et les gérants de centres d’amincissement en font les frais ces dernières années, avec de « belles condamnations » à la clé. La première bataille concernait le terme « massage », à l’origine strictement réservé au corps médical, qui sous-entendait un soin à but thérapeutique. Pour tous les autres – instituts de beauté, spas, centres de bien-être – il fallait alors parler de « modelage » pour désigner les gestes effectués dans un cadre de bien-être et de détente. Grâce à un arrêté, il n’est plus utile de faire cette distinction. Puis il y eu les plaintes contre les centres d’épilation à lumière pulsée (des procès sont d’ailleurs toujours en cours). Voilà maintenant la cryothérapie sur la sellette !
 

Pourquoi ces condamnations ?

Vous ne voyez pas le point commun de ces trois cas ? L’exercice illégal de la médecine ! Ou plus exactement dans le cas des massages et de la cryothérapie, c’est l’utilisation de termes médicaux qui est condamné (par l’arrêté de 1962). Si les spas sont aujourd’hui autorisés à parler de massage bien-être, ils doivent cependant rester prudents quant à la description des effets et des bienfaits escomptés.

Et tout le problème est là ! Les gérants du centre de Nancy ont souhaité communiquer autour des effets « antalgiques et anti-inflammatoires » de la cryothérapie pour « soulager la douleur ». À cela, Jérôme Cayol de l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes rappelle que « quand le bien-être signifie ne plus avoir de douleurs, on est dans le domaine du soin ». Le parquet de Nancy vient visiblement de lui donner raison en condamnant les gérants du centre de cryothérapie à payer 10 000 euros, dont 5 000 euros avec sursis. Ainsi que 1000 euros de dommages et intérêts à l’Ordre des médecins et l’Ordre départemental des masseurs-kinésithérapeutes. Avec presque 200 centres de cryothérapie en France, ce jugement est un véritable cas de jurisprudence à prendre très au sérieux.
 

Quelle réglementation pour la cryothérapie ?

La cryothérapie telle qu’elle est pratiquée dans les centres spécialisés ne fait l’objet d’aucune interdiction pour le moment. Il s’agit donc uniquement des termes employés pour communiquer autour de l’activité. Pour rappel, l’appareil utilisé était celui de la cryothérapie corps entier – entendez tête comprise. Une sorte de chambre froide où la personne est invitée à rentrer nue ou presque. Des gants, des chaussons, un masque et des sous-vêtements sont les seuls alliés pour tenir dans un froid mordant. Cette technique a d’abord été utilisée par les kinés dans le milieu sportif dans le cadre d’une récupération physique. Il n’y a pas d’interdiction pour les gérants de centre de cryothérapie de la pratiquer.

En d’autres termes, chers professionnels de la minceur et du bien-être, si vous souhaitez communiquer sur vos prestations sans risquer une condamnation pour pratique illégale de la médecine, vous devrez veiller à ne pas employer de termes relatifs au domaine de la santé. 
 
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Publié le 19/07/2018 à 11:30
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